Menu

FUN MOOC en plein expansion !


FUN MOOC en plein expansion !
La télésurveillance d’épreuves est une pratique désormais bien établie et acceptée. La méthode a toutefois surpris des internautes qui s’intéressaient à un MOOC « Gestion de crise » hébergé sur FUN MOOC, la plate-forme numérique de formation à distance mise en place en 2013 par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (lire ici  l’article publié la semaine dernière sur ce sujet).


Y aurait-il un risque à confier la surveillance d’examens en ligne à une société américaine qui peut prendre à distance le contrôle d’un ordinateur et stocker des données ? FUN MOOC, qui a déjà géré 375 MOOC différents, tient à rassurer les internautes et à expliquer sa démarche et ses pratiques.




Attestation ou certificat ?


Toute équipe pédagogique d’un établissement d’enseignement supérieur membre ou partenaire du GIP FUN (actuellement 107 établissements produisent des MOOC) peut choisir de délivrer à la fin de son MOOC, soit une attestation de suivi avec succès gratuite (qui s’appuie sur les exercices réalisés au cours du MOOC) sans qu’aucun mécanisme technique ne soit mis en place pour vérifier l’identité de l’apprenant et s’assurer qu’il ne triche pas, soit un certificat payant (qui s’appuie sur un examen final surveillé à distance).


Dans ce dernier cas, le service de surveillance à distance est assuré par le prestataire américain ProctorU sélectionné suite à un marché public. « Lorsque le marché public a été lancé en 2015 pour la surveillance des examens, aucune société française n’a répondu au marché », précise Sandrine Delacroix-Morvan, la correspondante Informatique et Liberté de FUN.


ProctorU est inscrit sur le registre tenu par l’administration américaine et respecte les obligations et les garanties de fond prévues par le « Privacy shield ». Pour sécuriser davantage le dispositif, FUN a fait signer à ProctorU les clauses contractuelles types émises par la commission européenne et recommandées par la CNIL.


« Dans un MOOC sur FUN qui propose un certificat payant, seules les données des apprenants qui ont souscrit à ce certificat et qui sont nécessaires à la surveillance de l’examen, sont transmises à ProctorU. En aucun cas, une quelconque donnée personnelle d’un apprenant inscrit au MOOC et ne souhaitant pas passer l’examen surveillé à distance, n’est transmise à ProctorU », poursuit Sandrine Delacroix-Morvan.


Sur un MOOC utilisant le mécanisme d’examen surveillé à distance, les apprenants sont prévenus, avant le début de la procédure, que les données nécessaires au suivi de l’examen vont être stockées aux USA. S’ils ne souhaitent pas que ce soit le cas, FUN les encourage à ne pas souscrire au certificat payant et à se contenter de l’obtention de l’attestation de suivi gratuite.
Le MOOC « Gestion de crise », porté par l’Université d’Assas et réalisé en collaboration avec l’EOGN, propose uniquement une attestation de suivi avec succès et pas un certificat. « En conséquence, sur ce MOOC, le service de ProctorU n’est pas utilisé et aucune donnée ne leur est transmise ».


1 265 000 apprenants se sont inscrits sur FUN depuis son lancement et ils ont suivi à eux tous plus de quatre millions de formations. Ce qui témoigne du succès de la méthode et de son rayonnement. D’ailleurs 67 % des apprenants viennent de France, et 17,8 % d’Afrique, loin devant le reste de l’Europe (6,3 %)
 

Source : https://www.ouest-france.fr/

La formation à distance a de beaux jours devant elle, même si les conditions de surveillance à distance des examens en ligne sont parfois jugées intrusives. FUN MOOC est devenu en moins de 5 ans le premier diffuseur mondial de MOOC académiques francophones., avec plus de quatre millions d’inscriptions à des cours.

Notez

Dans la même rubrique :
< >
 

Recherche

    Aucun événement à cette date.