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Digital Learning : Etat des lieux et enjeux pour les entreprises en 2018

Il subsiste encore en France certains freins quant à l'utilisation du e-learning. A l'heure où la digitalisation des contenus bat son plein, seules 10 % des entreprises aujourd'hui forment leurs salariés via ce mode pédagogique. Explications et décryptage du marché du e-learning avec Sally-Ann Moore, directrice générale de Learning Technologies France (anciennement appelé iLearning Forum), événement annuel de référence pour les responsables formation et RH qui aura lieu les 23 et 24 janvier 2018.


 Comment se porte le marché du e-learning  aujourd’hui ?

 En France, le taux de croissance annuel moyen du e-learning est d’environ  15 %. C’est l’un des meilleurs taux constatés en Europe. Pour autant, ce marché, qui équivaut à environ 200 millions d’euros, ne représente que 2 % du marché mondial. La France essaie de rattraper son retard et se montre dynamique.


Comme vous le soulignez, la France accuse un certain retard quant à son utilisation. Comment l’expliquez-vous ?

Il y a plusieurs raisons. La première est que pendant longtemps, le droit de la formation ne reconnaissait pas le e-learning en France. La réforme de 2014 a, depuis, bien stimulé son utilisation. Deuxième raison : il fallait une taille économique minimum pour les entreprises afin de justifier les dépenses initiales pour créer un cursus e-learning. Ce qui explique pourquoi les structures qui l’utilisent aujourd’hui sont, quasiment toutes, des grandes entreprises. Mais ce format imposé (autour de 2000 apprenants) n’est plus. A présent, il est possible pour une PME de former avec le e-learning avec un petit budget, notamment grâce aux nouveaux outils en open source et aux plateformes moins coûteuses.  


Autre raison qui explique ce retard : les responsables formation en entreprise craignaient que, pour leurs collaborateurs, le e-learning soit inférieur en qualité et donne de moins bons résultats par rapport au présentiel. C’était probablement vrai au début, il y a 15 ans. Mais avec toutes les nouvelles avancées technologiques depuis (internet haut débit, jeux sérieux, simulations, réalité virtuelle, mobile learning, ingénierie de la formation, sciences pédagogiques, etc.), on constate que l’inverse est vrai. C’est-à-dire que le digital learning offre d’immenses possibilités pédagogiques, de grande qualité, efficaces et économiques, et donc supérieures au format « salle de classe ».


Quels sont pourtant les grands enjeux pour les entreprises ?
 
Celles qui n’ont pas encore investi dans le e-learning se retrouvent face à quelques risques (ou enjeux) importants. Une partie de la formation des salariés étant obligatoire, même dans les PME, si on livre tout en présentiel, on dépense trois fois plus d’argent que nécessaire pour obtenir les mêmes résultats. Par ailleurs, dans une économie « just in time », le taux d’apprentissage, la vitesse et l’agilité d’une organisation deviennent une histoire de survie : la dissémination de nouvelles connaissances et savoir-faire, à la vitesse de l’économie digitale, est une arme compétitive.

Autrement dit, ne pas faire de e-learning, c’est rester derrière ses rivaux. Enfin, les jeunes collaborateurs, des générations Y et milléniales, veulent aujourd’hui bénéficier de formations conçues dans un format moderne et adapté à leur style de vie. Ils ne veulent plus de salle de classe. Il faut donc leur fournir une formation ludique, engageante, courte, pertinente et surtout, à distance et en mobilité afin de satisfaire cette nouvelle génération de salariés.  
 

Source : http://www.focusrh.com/

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